Jeudi 2 juin 2011
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Cet entretien a été réalisé par les élèves de l'Atelier Presse encadrés par Mme BETRAND, Mme TESSIER et Mme
SEGONNE. Didier Daeninckx est un écrivain français engagé, auteur de plus d’une
quarantaine de romans et recueils de nouvelles. Ayant eu un contact privilégié par courrier électronique, il a eu l’extrême gentillesse de répondre à quelques questions que
nous lui avons posées sur son parcours d’auteur mais aussi de lecteur .
-Comment en êtes-vous venu à l’écriture ?
D.D : Par la lecture. J’ai toujours aimé lire. Vers 25 ans, je suis tombé sur les romans de jeunes auteurs de romans policiers, et ces
livres parlaient de problèmes que je vivais, étaient peuplés de personnages que j’avais l’impression de connaître, se passaient dans des lieux qui m’étaient familiers comme la banlieue. Je me
suis dit que la littérature n’était pas quelque chose qui était hors du temps. Cela m’a donné le courage d’essayer d’écrire à mon tour.
-Quels sont vos sujets de prédilection ?
D.D: J’ai écrit des choses très diverses : des romans noirs se passant dans les anciennes banlieues ouvrières, des récits se déroulant en
Nouvelle-Calédonie, des romans historiques. Je ne choisis pas mes sujets, ce sont eux qui me choisissent. Je parle souvent dans mes livres de gens ordinaires, des gens du peuple et de leur place
dans l’Histoire.
-Dès vos 1ers romans, pourquoi avez-vous choisi le style noir, policier ?
D.D: Je lis toutes sortes de genres littéraires mais le roman policier me procure toujours un petit sentiment différent qui me rappelle les
peurs enfantines.
-Votre écriture est-elle différente selon que vous écriviez pour un public jeune ou adulte ?
D.D: Non. Quand j’écris pour des collections destinées à la jeunesse, j’écris en fait des livres pour adultes lisibles par les plus jeunes
lecteurs.
-Le fond historique est très présent dans vos livres, pourquoi ?
D.D: Ma famille n’a cessé de croiser l’histoire, et je n’ai cessé, dans l’enfance et l’adolescence, de vivre au rythme des combats que menaient
des inconnus pour vivre libres (Algérie colonisée, la dictature en Espagne, etc.). Les hommes sont une partie du souffle de l’histoire dont il faut raconter l’aventure.
-Vous considérez- vous comme un militant ou un écrivain ordinaire ?
Je suis un écrivain qui porte le regard sur un angle bien particulier de la société, un angle que la grande majorité des autres écrivains
ignorent ou qu’ils choisissent de délaisser. Je pense que tous les écrivains sont engagés. On peut l’être pour le meilleur ou pour le pire.
-Avez-vous déjà contribué à des films ?
D.D.: J’ai beaucoup travaillé sur des scénarios pour la télévision. Il y a 2 ans, un de mes livres a été adapté pour France
2 : « La mort n’oublie personne » et il y a 2 mois un autre de mes livres a été réalisé par Arte « On achève bien les disc-jockeys ».
-On se rend compte que vous avez écrit des albums, des nouvelles, des romans, des BD…pourquoi ce besoin de vous
diversifier ?
D.D: J’ai appris à lire dans la BD donc ce fut un grand plaisir de collaborer avec Tardi (« Le der des ders »). Je viens de publier un
western « Texas Exil » avec Mako et nous finissons une autre bande dessinée: « Octobre rouge » qui paraitra en septembre prochain en même temps qu’un livre « pour
jeunes » chez Rue du Monde.
Présentation de l'auteur et de ses ouvrages par les Editions Verdier
Le journal réalisé par les élèves "Plantaurel Express" de l'atelier presse (format PDF).